Diagnostic différentiel

Déficience intellectuelle et autres troubles du neuro-développement 

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En cas de déficience intellectuelle légère, le diagnostic différentiel se pose souvent au début de l’école élémentaire, parfois tardivement au collège, avec des troubles cognitifs spécifiques multiples et sévères appelés par certains auteurs « multidys ».

L’évaluation fine des profils psychométriques et des compétences socio-adaptatives et de l’environnement est déterminante.

La présence d’un déficit moteur ou sensoriel (visuel, auditif), de troubles psychoaffectifs, ainsi qu’un environnement linguistique et social peu stimulant rendent le diagnostic encore plus complexe.

Le DSM-5 précise que les critères diagnostiques de la DI ne comprennent aucun critère d’exclusion, c’est-à-dire que le diagnostic devrait être posé dès que les trois conditions sont remplies, en présence ou non d’un trouble associé. En revanche, le diagnostic de certains troubles cognitifs spécifiques (dysphasie, dyslexie, dyspraxie, dyscalculie) demande de vérifier que les difficultés observées ne sont pas attribuables à une DI (entre autres).

L’association de plusieurs troubles cognitifs spécifiques peut cependant avoir un impact négatif sur les performances à un test de QI, posant la question d’un diagnostic différentiel. Dans ce cas, le recours à des épreuves qui évaluent l’intelligence fluide et l’évaluation du comportement adaptatif peuvent fournir des informations utiles.

Les diagnostics de TDAH (Trouble Déficit d’Attention /Hyperactivité) et de TSA (Trouble du Spectre Autistique) peuvent coexister avec celui de DI.

Defiscience
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