21 septembre 2016

Les chemins de l’école

L’enfant déficient intellectuel est un élève à besoins spécifiques dont la scolarisation s’inscrit dans les dispositions de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. La situation de handicap ouvre un droit : celui de compensation. Le Plan Personnalisé de Compensation est élaboré par l’équipe pluridisciplinaire de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH).

Les rythmes d’apprentissage varient beaucoup selon le degré de handicap et la personnalité de l’élève. Ce dernier peut présenter des troubles émotionnels comme l’instabilité, l’excitation, l’hyperémotivité, des difficultés d’expression et d’adaptation aux situations nouvelles. Ses difficultés à transposer les savoirs et à conserver des acquis sont un frein à l’apprentissage. Il lui sera plus difficile de maîtriser le calcul, la lecture et l’écriture, de mémoriser les consignes de l’enseignant, de rester en classe plusieurs heures… d’apprendre « au même rythme » que les autres.

Afin d’être au plus près des besoins des élèves à besoins spécifiques, il est nécessaire de construire un parcours personnalisé qui fera l’objet d’un Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS) et qui permettra à la Commission des Droits pour l’Autonomie (CDAPH) de statuer sur la nécessité de mesures de compensation et/ou d’orientation. Ce PPS sera réévalué tous les ans par l’Equipe de Suivi de Scolarisation.

Les élèves peuvent être :

• Soit scolarisés dans l’école (publique ou privée sous contrat) de leur secteur, dans une classe ordinaire, tout en bénéficiant d’un accompagnement par un Auxiliaire de Vie Scolaire (AVS) individualisé (il ne s’occupe que d’un élève) ou mutualisé (il se partage entre plusieurs élèves) suivant la notification de la CDAPH, d’aménagements pédagogiques et, si nécessaire, d’aménagements horaires, ou matériels.

• Soit, lorsque le dispositif de la classe ordinaire ne convient pas, scolarisés dans une Unité Localisée d’Inclusion Scolaire (ULIS) toujours dans une école ordinaire mais qui peut ne pas être celle de leur secteur habituel. L’élève reste inscrit dans une classe ordinaire de référence, mais rejoint le dispositif pour tous les apprentissages qui ne peuvent être faits dans le groupe classe. Le coordonnateur de l’ULIS est un enseignant spécialisé, il est accompagné par un AVS, et son Unité compte 12 élèves maximum.
Les élèves déficients intellectuels relèvent des ULIS 1 dédiées aux élèves présentant un trouble des fonctions cognitives. Ce dispositif existe aussi au collège et au lycée.

• Soit orientés vers un établissement médico-social afin d’avoir une prise en charge globale des besoins. Il existe désormais au sein de ces établissements des Unités d’Enseignement : il ne s’agit plus, ou plus seulement, d’accueillir les jeunes concernés dans une école interne pour les faire bénéficier d’un enseignement élémentaire, mais bien de concevoir, pour chacun, un projet de formation dont la finalité est la plus grande autonomie possible dans sa vie d’adulte et sa participation à la société.

L’objectif de ces différents dispositifs est de proposer un environnement stimulant au plus près des besoins de l’enfant.

 

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