Situations de rupture

DéfiScience : Groupe de travail « comportements défis chez l’adulte » 

Faisant le constat de graves difficultés d’accès aux soins des personnes relevant de la filière présentant des troubles importants du comportement, la filière a alerté l’ARS sur cette problématique précise du parcours de soins des personnes présentant une maladie rare du développement cérébral et une déficience intellectuelle. Un groupe de travail a été constitué rassemblant un certain nombre d’acteurs du soin de La Pitié Salpêtrière de façon à mobiliser des relais intra et extra-hôpital. Des pistes de travail ont été dégagées. Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de ces réflexions et de l’avancée de ces travaux.

 


Douleur, ce qu’en disent les Experts

« Certains problèmes de santé courants (bucco-dentaires, troubles sensoriels) sont plus fréquents, moins bien dépistés et soignés chez les personnes avec DI par rapport à la population générale. »(expertise) Il en est de même pour de nombreuses pathologies chroniques telles que les maladies coronariennes, l’épilepsie, certains cancers…
Les sous-diagnostics ou retards de diagnostic, les difficultés de prise en charge rencontrées chez les personnes avec DI peuvent être liées à des problèmes de communication. « En lien avec les troubles de communication, l’expression de la douleur par les personnes avec DI est souvent difficile, se manifestant fréquemment de manière non verbale par des troubles du comportement. La douleur et la souffrance peuvent ainsi durer des semaines ou des mois avant qu’elles ne soient reconnues et donc traitées, retardant le diagnostic de pathologies graves ou urgentes. »
La filière souhaite que ses actions s’inscrivent dans les recommandations de l’expertise collective Inserm « DI » et qu’elles puissent notamment contribuer à la « La diffusion de nouveaux outils cliniques d’évaluation de la douleur… ». Par ailleurs, il est important pour la filière de soutenir le développement de dispositifs favorisant l’amélioration de l’accès aux soins courants, en particulier par l’intermédiaire des Agences Régionales de Santé (ARS). L’instruction N° DGOS/R4/DGCS/3B/2015/313 du 20 octobre 2015 relative à la mise en place de dispositifs de consultations dédiés pour personnes en situation de handicap offre un cadre législatif à la mise en œuvre de tels dispositifs. Elle précise que «Les dispositifs devront donc veiller à la prise en compte et au traitement de la douleur au cours de la réalisation des soins. »


 

 

Defiscience
S'abonner à la newsletter